

Ils ont le regard vide, avancent sans but, guider par leurs instincts primaires. Je ne vous parle pas des Parisiens dans le métro; mais bien des Zombies. Quoique ! Après tout, les zombies movies ne sont qu'une parabole de notre société de consommation. A l'heure, où nous ressentons de moins ; ce qui ne nous tue pas, nous rend plus forts. Guider par notre besoin de gagner notre pitance, nous en oublions de vivre. Métro, boulot, dodo. Si nous étions zombies, nous mangerions en plus nos contemporains. Mais après tout, n'est ce pas un peu l'enjeu de notre société de consommation ? La réussite personnelle au détriment d'autrui ; quite à le bouffer. Finalement, les films zombiesques ne sont là que pour dénoncer l'apathie générale de l'humanité et sa batardisation. Voici pourquoi nous voyons ceux-ci se dérouler dans des supermarchés (Dawn of the Dead) ou mimer la société de consommation et ses travers. Dans Land of the Dead, nous voyons les zombies reproduire machinalement les gestes de leur vie quotidienne sans en comprendre le sens ; et plus particulièrement les réflexes conditionnés qu'ils ont acquis sur leur lieu de travail. La sempiternelle routine répétée ad-vitam aeternam, jusqu'à ce que le cerveau oublie le pourquoi de cette action.
Allons plus loin: dans les films de zombies (ceux de Romero, 28 jours plus tard), le manque d'humanité n'est pas autant flagrant chez les zombies que chez les survivants. Ce qui choque le plus dans Day of the Dead, ce n'est pas les zombies, mais le fait qu'un scientifique se lie d'amitié avec l'un d'eux et aille jusqu'à tuer ses alter-égos pour le nourrir. Humains prêts à tout pour se reproduire et perpétrer leur espèce dans son destin précaire. Le choc n'en est que plus rude. Dans 28 jours plus tard, les soldats sont prêts à abuser d'une petite fille, dans le simple but d'assouvir leur instinct et d'assurer la pérénité de l'humanité. Et si finalement l'humanité, c'était nous qui la perdions ? Ne nous faudrait-il pas revenir à l'essentiel ? Les zombies dans leur forme simple de vie constituerait un nouvel exemple d'humanité. Voici ce qui attend notre société apocalyptique, au bord de l'extinction : la zombification et la perte des valeurs simples d'humanité. Land of the Dead, avec sa morale divergente nous montre les zombies quittant la ville à la recherche de leur humanité, le héros décide alors de les laisser partir. Chacun cherche sa voie, et peut être pourront-ils vivre en harmonie (Zombies et Humains, main dans la main, bie dans la bie) ?
Filmographie